{"id":22,"date":"2023-10-07T11:30:54","date_gmt":"2023-10-07T09:30:54","guid":{"rendered":"https:\/\/paulcamus.fr\/?page_id=22"},"modified":"2023-11-22T14:19:38","modified_gmt":"2023-11-22T13:19:38","slug":"biographie-de-paul-camus","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/biographie-de-paul-camus\/","title":{"rendered":"Biographie de Paul CAMUS"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paul Isidore Etienne CAMUS n\u00e9 le 21 ao\u00fbt 1874 \u00e0 Madonne et Lamerey (Vosges), commune du canton de Dompaire est le fils de&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Charles Etienne CAMUS, ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole Nationale des Eaux et For\u00eats de Nacy, garde g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Cornimont (Vosges), puis sous-inspecteur des for\u00eats \u00e0 N\u00eemes (Gard), et, inspecteur des for\u00eats \u00e0 Aubenas (Ard\u00e8che)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">et<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gabrielle Magdeleine FERRY, sans profession, issue d\u2019une famille vosgienne comptant plusieurs notaires, avou\u00e9s et huissiers de justice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paul CAMUS, fils unique, vient jeune \u00e0 Aubenas en Ard\u00e8che, \u00e0 l\u2019occasion de la nomination de son p\u00e8re comme ing\u00e9nieur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019administration des Eaux et For\u00eats sise dans cette ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il fait ses \u00e9tudes au coll\u00e8ge des fr\u00e8res maristes \u00e0 Aubenas. Bachelier \u00e8s Sciences le 23 juillet 1890 (Facult\u00e9 des Sciences de Montpellier), \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16ans, il \u00ab&nbsp;monte&nbsp;\u00bb \u00e0 Paris pour pr\u00e9parer le concours de l\u2019\u00e9cole Polytechnique au coll\u00e8ge Stanislas. Il int\u00e8grera brillamment cette \u00e9cole prestigieuse. Il en sortira dipl\u00f4m\u00e9 en 1894, \u00e0 20 ans, et poursuivra sa carri\u00e8re militaire \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019Application de l\u2019Artillerie et du G\u00e9nie de Fontainebleau. Il est appr\u00e9ci\u00e9 de sa hi\u00e9rarchie, malgr\u00e9 une aptitude moyenne pour monter les chevaux&nbsp;: \u00ab&nbsp;S\u00e9rieux, consciencieux; cavalier passable\u2026&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son p\u00e8re, \u00e9tant ing\u00e9nieur g\u00e9n\u00e9ral des Eaux et For\u00eats et ayant en charge toutes les for\u00eats domaniales de l\u2019Ard\u00e8che, se rend r\u00e9guli\u00e8rement dans la for\u00eat de Bonnefoy et sur la commune de Saint-Martial. C\u2019est ainsi qu\u2019il fera connaissance du maire de cette commune, Joseph-Louis, dit Aim\u00e9, HAOND-DUCLAUX, notaire et propri\u00e9taire de domaines forestiers avec lequel il nouera des relations amicales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paul CAMUS rencontre alors et s\u2019\u00e9prend de la fille unique de la famille&nbsp;: Marie HAOND-DUCLAUX. Il tombe alors \u00e9galement amoureux de son magnifique, difficile et myst\u00e9rieux pays des Bouti\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il l\u2019\u00e9pouse le 15 novembre 1899, alors qu\u2019il est Lieutenant au 19\u00e8me r\u00e9giment d\u2019artillerie \u00e0 N\u00eemes, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 le 1er octobre 1898. Il sera ensuite nomm\u00e9 Lieutenant au 12\u00e8me r\u00e9giment d\u2019artillerie \u00e0 Hussein Dey (Alg\u00e9rie). Il y fera campagne du 27\/01\/1900 au 24\/02\/1901, et son \u00e9pouse Marie l\u2019accompagnera durant son s\u00e9jour en Alg\u00e9rie. A son retour en m\u00e9tropole, il est nomm\u00e9 Lieutenant au 5\u00e8me r\u00e9giment d\u2019artillerie \u00e0 Epinal, et retrouve son cher d\u00e9partement des Vosges.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa brillante carri\u00e8re dans l\u2019arm\u00e9e conna\u00eetra un coup d\u2019arr\u00eat en 1905 lorsque, \u00e0 la mort brutale de son beau-p\u00e8re Joseph-Louis HAOND-DUCLAUX, il demande un cong\u00e9 sans solde de 3 ans. Pendant cette p\u00e9riode, il va s\u2019occuper de r\u00e9gler la succession de son beau-p\u00e8re, la cession de l\u2019\u00e9tude de notaire, et prendre en charge l\u2019administration du domaine HAOND-DUCLAUX \u00e0 Saint-Martial. A l\u2019issue de ce cong\u00e9 de 3 ans, il donne sa d\u00e9mission de l\u2019arm\u00e9e et entre dans la r\u00e9serve. Il s\u2019installe \u00e0 Paris o\u00f9 il va s\u2019engager professionnellement dans la vie des affaires, tout en conservant un contact \u00e9troit avec Saint-Martial.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le conflit de 1914-1918 le voit reprendre du service dans l\u2019arm\u00e9e au grade de capitaine d\u2019artillerie. De 1914 \u00e0 juin 1916, il servira sur le front, en Champagne, dans les Vosges, dans l\u2019Oise et le Pas de Calais. Il est tr\u00e8s bien not\u00e9 dans ces fonctions&nbsp;: \u00ab&nbsp;officier de valeur, commande \u00e0 la perfection sa section&nbsp;; d\u00e9vou\u00e9, consciencieux&nbsp;\u00bb. Il sera ensuite nomm\u00e9 \u00e0 Rouen comme directeur de l\u2019instruction du parc d\u2019artillerie, avant d\u2019exercer les m\u00eames fonctions au parc d\u2019artillerie de Vincennes o\u00f9 il sera d\u00e9mobilis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il sera fait Chevalier de l\u2019Ordre National de la L\u00e9gion d\u2019Honneur \u00e0 titre militaire, par d\u00e9cret du 10 novembre 1920 (n\u00b0 97456), avec le grade de capitaine. Il r\u00e9side alors \u00e0 Paris, 13, boulevard Pereire, XVII\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A la fin de la guerre de 1914-1918, Paul CAMUS se plonge dans les archives familiales et se prend de passion pour son pays d\u2019adoption. Il va ainsi d\u00e9cider de se lancer dans la r\u00e9daction de l\u2019ouvrage de sa vie&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab&nbsp;Saint-Martial en Bouti\u00e8res et la seigneurie de Fourchades&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il se rend aux Archives Nationales, dans les biblioth\u00e8ques, correspond avec de nombreux \u00e9rudits de l\u2019\u00e9poque, et recueille patiemment de nombreux t\u00e9moignages d\u2019habitants de la r\u00e9gion qui font de son livre une \u0153uvre incomparable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il partage alors son temps entre Paris, Aubenas, et bien s\u00fbr Saint-Martial en Ard\u00e8che o\u00f9 il prend part activement \u00e0 la vie quotidienne. Il prend notamment la t\u00eate de la section locale de Union Nationale des Combattants qui regroupe tous les anciens combattants de la grande guerre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1913, il participe au congr\u00e8s international forestier \u00e0 Paris et r\u00e9dige une \u00e9tude sur les reboisements et les maladies du ch\u00e2taignier en Vivarais&nbsp;; il est tr\u00e8s actif sur les sujets qui int\u00e9ressent l\u2019ensemble des propri\u00e9taires ruraux ard\u00e9chois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son attachement au village de Saint-Martial le conduit \u00e0 s\u2019investir dans la vie publique, et il se fait \u00e9lire pour la premi\u00e8re fois en 1929 au conseil municipal de Saint-Martial. Sa liste ayant obtenu le m\u00eame nombre de voix que celle de son rival, M. Blanc, ce dernier sera \u00e9lu au b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019\u00e2ge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il deviendra maire de la commune aux \u00e9lections suivantes, au printemps 1935, mandat qu\u2019il exercera jusqu\u2019\u00e0 sa mort. Auparavant, il est \u00e9lu en 1931 Conseiller g\u00e9n\u00e9ral du canton de St Martin de Valamas (07), en remplacement de M. de Gaillard-Bancel. Il sera brillamment r\u00e9\u00e9lu en 1936 et prendra la pr\u00e9sidence de la Commission D\u00e9partementale. Il sera \u00e9galement pr\u00e9sident du syndicat d\u2019initiative du canton de Saint-Martin de Valamas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paul CAMUS est venu tard \u00e0 la politique avec le seul souci de servir sa petite patrie d\u2019adoption \u00e0 l\u2019histoire de laquelle il a consacr\u00e9 son ouvrage principal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il a fait preuve tout au long de sa vie de ses qualit\u00e9s naturelles&nbsp;: cordialit\u00e9 simple, t\u00e9nacit\u00e9, g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, souci de v\u00e9rit\u00e9 et d\u2019\u00e9quit\u00e9. Profond\u00e9ment croyant, c\u2019\u00e9tait un travailleur infatigable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sous une apparence un peu rude, il cachait un c\u0153ur g\u00e9n\u00e9reux et \u00e9tait tr\u00e8s attach\u00e9 au devenir de la terre et des paysans qui y travaillaient. Il avait le sens du service public.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il mettra toute son \u00e9nergie dans le d\u00e9veloppement du canton de Saint-Martin de Valamas, pr\u00eatant notamment beaucoup d\u2019attention au d\u00e9veloppement des voies de communication, ainsi qu\u2019aux activit\u00e9s touristiques. C\u2019est ainsi qu\u2019il participera le 7 ao\u00fbt 1932 \u00e0 l\u2019inauguration de la route reliant Saint-Martial au Gerbier de Jonc, recueillant ainsi les fruits d\u2019un projet lui tenant particuli\u00e8rement \u00e0 c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u0152uvres&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Saint-Martial en Bouti\u00e8res et la Seigneurie de Fourchades&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tome I 1927 _ Tome II 1929 _ Tome III 1935 _ Tome IV 1939 _ Tome V 1943<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prix MAZON attribu\u00e9 en janvier 1939 par l\u2019Acad\u00e9mie du Vivarais (Jean R\u00c9GN\u00c9 \u00e9tant secr\u00e9taire perp\u00e9tuel) au Tome IV.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Prix MAZON attribu\u00e9 ex-\u00e6quo au Tome V et \u00e0 l\u2019Histoire de Privas de REYNIER.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Un prieur vivarois au XVII\u00e8me si\u00e8cle \u2013 Louis de TAUTILHAC&nbsp;\u00bb (Revue du Vivarais &#8211; 1936)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;Le Grand CHAN\u00c9AC&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa derni\u00e8re apparition publique sera pour le congr\u00e8s de l\u2019UNC \u00e0 Lamastre, le dimanche pr\u00e9c\u00e9dent son d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il d\u00e9c\u00e8de brutalement d\u2019une embolie le lundi 4 juillet 1938 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 64 ans, \u00e9tant commandant d\u2019artillerie de r\u00e9serve, maire de Saint-Martial et conseiller g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Ard\u00e8che.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ses obs\u00e8ques eurent lieu en pr\u00e9sence du pr\u00e9fet de l\u2019Ard\u00e8che, de ses coll\u00e8gues du conseil g\u00e9n\u00e9ral et de tous les maires de la r\u00e9gion, entour\u00e9 de nombreux repr\u00e9sentants du clerg\u00e9.<a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Saint-Martial_(Ard%C3%A8che)#cite_note-2\"><sup>[<\/sup><\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les Bouti\u00e8res, pays retir\u00e9, berceau de tant de familles souvent nombreuses, de noblesse, mais surtout paysannes qui ont essaim\u00e9, mais qui sont, elles, rest\u00e9es fid\u00e8les \u00e0 leurs racines. Combien d\u2019ard\u00e9chois \u00e9loign\u00e9s de leur pays, \u00e0 l\u2019\u00e9vocation de certains noms de famille ne peuvent s\u2019emp\u00eacher sans nostalgie d\u2019\u00e9voquer le pays, et Paul CAMUS nous aide beaucoup \u00e0 garder ces liens. De nombreuses personnes \u00e0 l\u2019occasion de la r\u00e9\u00e9dition de ces livres nous ont adress\u00e9 leurs remerciements, mais nous ne sommes que les d\u00e9tenteurs et passeurs de cette si pr\u00e9cieuse m\u00e9moire patiemment collect\u00e9e et surtout brillamment mise en forme par Paul CAMUS. Il est incontestable que son \u00e9rudition a enrichi le pays. Il s\u2019y est enti\u00e8rement consacr\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paul Isidore Etienne CAMUS n\u00e9 le 21 ao\u00fbt 1874 \u00e0 Madonne et Lamerey (Vosges), commune du canton de Dompaire est le fils de&nbsp;: Charles Etienne CAMUS, ancien \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Ecole Nationale des Eaux et For\u00eats de Nacy, garde g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Cornimont (Vosges), puis sous-inspecteur des &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":4,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-22","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/22","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/22\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":33,"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/22\/revisions\/33"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/paulcamus.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}